Les vérités que le monde du foot doit entendre

Un vrai supporter ne lâche ni son club ni l'After Gratuit
Publié le 15 mai 2021
Un vrai supporter ne lâche ni son club ni l'After

Avec l'After, l'amour à distance n'a que des avantages. Le rendez-vous est quasiment quotidien, il ne nous déçoit jamais, l'émission ne nous reproche rien et n'a pas son pareil pour entretenir la flamme.

C’est difficile l’amour à distance…on pense souvent à l’autre, on essaie de se remémorer les instants magiques passés en compagnie de l’être aimé. Souvent, on souffre de l’absence, on tente d’aménager des plages horaires pour se parler, même quelques minutes. Parfois, à la faveur d’une discussion entre amis, on se prend à vouloir tout plaquer, recommencer à zéro, oublier une relation trop douloureuse et complexe à entretenir. Mais que voulez-vous, l’amour ne se discute pas, ne se raisonne pas, ne s’analyse pas. Un jour, ça vous tombe dessus et puis on vit avec.

Je suis né et j’ai grandi dans le Nord de la France, et pourtant un jour de Mai 1997, je suis tombé amoureux. De Bernard Lama, Laurent Fournier, Vincent Guérin, Rai et compagnie. A la faveur d’une finale contre Barcelone perdue (mon masochisme était déjà développé). Depuis ce jour, ma vie a changé, j’ai dû essuyer les critiques de mes amis supporters de Lens, champions en 1998, me coltiner les Dalmat et autres Yanovski. Mais malgré tout, j’étais heureux, heureux et fier de représenter mon club auprès de mes amis, dans les bons comme les mauvais moments, toujours présent !

Et puis un jour d’octobre 2009, j’ai décidé de m’envoler pour d’autres cieux, de tenter l’aventure, comme beaucoup d’autres Français, vers l’étranger. Me voilà débarqué au Québec. Une nouvelle vie m’attendait !

Comme dit l’adage, j’ai changé de femme, d’emploi, de vie en général, mais cette flamme footballistique ne s’est jamais éteinte, au contraire. On dit qu’en amour, il y en a toujours un qui souffre et l’autre qui s’ennuie. Malgré moi, j’avais choisi mon camp.

Depuis 11 ans, cette relation à distance avec mon club de cœur connaît des hauts et des bas, combien de matchs regardés sous le manteau pendant mes heures de boulot, décalage horaire oblige ! Évidemment, impossible d’aller au Parc, sauf rare occasion où mes maigres vacances coïncidaient avec un match des rouge et bleus.

J’ai eu beaucoup de chance en arrivant au Québec, de connaitre rapidement des gens merveilleux, de rencontrer l’amour, bref je n’ai jamais connu l’isolement propre à certains immigrés loin de chez eux, mais ma passion est vécue depuis dans un relatif isolement.

Combien de fois ai-je essayé d’intéresser mes amis ou ma blonde aux résultats de mon équipe ! Mais devant leur sourire, certes poli, mais dénué de tout intérêt pour ma passion, je me suis résolu à aimer sans rien avoir en retour, anonymement, comme un vulgaire footix.

Et puis un jour, un événement est venu apporter une éclaircie dans ce paysage morose. Suivant les ‘’exploits’’ des bleus à Knysna, je suis tombé par hasard sur l’After Foot. D’abord curieux, je me suis rapidement emballé, j’avais trouvé un ami ! un confident qui pourrait partager mes joies et mes peines face aux résultats du PSG, toujours en podcast, rarement en direct, mais fidèle depuis 11 ans !

Comme en amour ou en amitié, parfois l’After me tape sur les nerfs, comme le PSG d’ailleurs, mais je ne changerais mes habitudes pour rien au monde. Que disait l’adage déjà ? on peut changer de femme, de job, d’opinion politique, mais jamais d’émission de foot !


Enseignant à Montréal, Maxime Calkosinski (37 ans) est abonné à la revue After Foot.
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