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Les vérités que le monde du foot doit entendre

L'After, ma Terre à moi Gratuit
Publié le 9 juin 2021
L'After, ma Terre à moi

A l’heure où l’After a commencé à écrire en grand ce que le monde du football écrit en petit, j’ai décidé de mettre en mots mon histoire avec l’After Foot. Témoignage.

Le football a commencé pour moi dans la cour d’école, autour de cette balle en mousse que la pluie rendait arme, faisant fuir toutes les têtes, mêmes des plus téméraires. Ce football, c’était sortir de la classe et courir dans les escaliers pour être le premier sur le terrain ; c’était prendre son manteau même par 25 degrés car il fallait les entasser pour en faire un poteau convenable ; c’était jouer jusqu’à la dernière note de la sonnerie pour mettre ce fameux but en or, qui, à lui tout seul, avait le pouvoir d’une "remontada". Quelle belle époque.

Très rapidement, est apparu un besoin d’identification : « moi je suis Ronaldinho, et toi tu es qui ? » pouvait-on entendre avant que la partie ne commence, comme si dire que l’on était tel ou tel joueur pouvait nous rendre plus fort. Puis est venu un besoin d’appartenance : « moi je « supporte » le PSG, et toi, tu es pour qui ? ». Mais alors, comment trouver le joueur auquel s’identifier ou encore savoir quel club « supporter » ? A la maison, personne n’aime ni ne regarde le football. Je n’ai pas reçu l’héritage d’un père ou d’un grand frère, par exemple, me transmettant sa passion pour un club. Aucun abonnement aux chaînes payantes, il me fallait donc éplucher le programme télé pour trouver les matchs de foot diffusés en clair. Ce sera TF1. Ce sera la Ligue des Champions. Ce sera l’Olympique Lyonnais. Ce sera Juninho.

Après avoir découvert le football en le pratiquant, je le découvre en le regardant. Ce sport m’émerveille, me procure des émotions inédites. Je deviens un supporter, de l’Olympique Lyonnais donc, moi, parisien de naissance. Mais je deviens surtout un passionné. Un vrai. Je regarde tous les matchs possibles, toutes équipes et toutes compétitions confondues, même les matchs de Coupe de France perdus sur la grille des programmes un samedi à 18h30. Et puis, pour ceux que je ne peux pas regarder, ce n’est pas grave, Téléfoot me les raconte. Malheureusement, comme beaucoup de gamins, je souffre du syndrome de la deuxième mi-temps. Eh oui, pour moi, un match ne dure pas 90 minutes, mais 45, car « demain il y a école ». L’Olympique Lyonnais est en train de jouer une qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions et moi je devrais aller me coucher ? Inconcevable… Et pourtant.

Mais après quelques années de frustration, la radio est venue à mon secours. En effet, je me revois encore, caché sous ma couette, les écouteurs de ma radio mp3 sur les oreilles, écoutant RMC pour enfin vivre cette deuxième mi-temps. Pour moi, à cette époque, le football n’a qu’une seule voix : celle de Thierry Gilardi. Mais à partir de ce moment-là, d’autres se mettent à me le raconter. Je découvre ce monde où des passionnés me font vivre un match que je ne regarde même pas. Je retrouve les émotions que j’avais devant ma télé, auxquelles s’ajoute un stress nouveau, celui de ne pas voir, celui d’avoir peur de rater quelque chose. Regarder un match à travers les mots de quelqu’un, voilà ce que la radio propose. Cela m’a tout de suite fasciné. Et je ne le savais peut-être pas encore mais je devenais petit à petit un enfant de la radio, un enfant de RMC.

C’est donc un soir de 2006, après une élimination de l’OL face au Milan AC, que je découvre l’After Foot. Je n’ai pas encore 10 ans. Je l’avoue, je ne me souviens pas si j’ai réellement écouté cette première émission. J’ai la défaite amère et, me connaissant, j’ai dû certainement éteindre ma radio de rage dès le coup de sifflet final. J’étais jeune aussi, sans doute encore trop pour une émission comme celle-ci. Mais ce que je sais, c’est que 15 ans plus tard, j’écoute encore l’After, cette émission qui m’avait donné envie à l’époque de devenir journaliste sportif. Malheureusement, mon parcours fut autre. Mais aujourd’hui, en devenant abonné à la revue de l’After et avec la mise en place du site web participatif, j’ai l’impression, en écrivant ces mots, de toucher ce métier qui me faisait et me fait encore rêver.

Merci l’After.

Originaire de Paris, Alexandre est fan de sport et surtout de football. Supporter de l’OL, auditeur quotidien de RMC, et de l’After Foot depuis les débuts.
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