Les vérités que le monde du foot doit entendre

De la lumière à l’enfer : splendeur et misère des anciennes stars de foot Gratuit
Publié le 29 décembre 2021
De la lumière à l’enfer : splendeur et misère des anciennes stars de foot

Pour certains ils ne sont que des nababs qui touchent des fortunes imméritées pour « taper » dans un ballon. Rien de plus caricatural pour une profession dont seulement une minorité parvient à en vivre très bien, et dont l’après-carrière peut être très délicate...

Dans leur ouvrage le Football, un peste émotionnelle (2006), les auteurs Jean-Marie Brohm et Marc Perelman, s’inscrivant dans le courant idéologique freudo-marxiste, défendent la thèse selon laquelle le football serait un sport spectacle, un instrument d’encadrement, de contrôle social des masses paupérisées. Ces nouveaux jeux du cirque et les principaux protagonistes, les mercenaires footballeurs surpayés, participeraient à « l’abrutissement », à la dépolitisation des masses aliénées, à leur abandon des luttes légitimes et sérieuses, politiques, sociales, économiques et culturelles, et contribuerait à consolider l’hégémonie mondiale de l’oligarchie, des 1 % les plus riches, et au triomphe définitif de la mondialisation ultralibérale financière.

Cette interprétation du phénomène football est très partielle. Comme le mit en évidence en novembre 2016 une enquête de la FIFPro portant sur 15 000 footballeurs dans 62 pays différents, seul une infime minorité pouvait être assimilée à des « nababs » du ballon rond. « L’aristocratie » de la profession, les joueurs gagnant au moins 700 000 dollars par an, ne représentaient que 2 % du total et évoluaient dans les 5 grands championnats européens, en MLS et en Chine, et dans les tops clubs sud-américains, portugais, néerlandais, écossais, russe, turque, grecque. « La classe moyenne » de la profession qui touchait des salaires plus modérés et « décents » se retrouvait en Scandinavie, en Australie, aux USA, dans les bons clubs d’Amérique du sud et dans les deuxièmes divisions du Top 5 européen. Le « prolétariat » des footballeurs se retrouvait surtout en Europe de l’Est, dans la majorité des clubs d’Amérique latine, en Afrique. 45 % des joueurs gagnaient moins de 1000 dollars, environ 945 euros. C’était le cas notamment de 83 % des footballeurs brésiliens.

Quelques exemples de reconversions difficiles

Fabrizio Miccoli, attaquant italien, réalisa une très honorable carrière. Il évolua en particulier en...

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