laRevue
Atletico de Madrid
Atlético popu ou pipeau ? Abonnés
Atlético popu ou pipeau ?

Elle est « l’équipe du peuple », une expression utilisée par les supporters de l’Atlético comme par ses détracteurs que les investissements pharaoniques des dernières saisons ont mis à mal. L’Atlético est-il devenu un nouveau riche ?


El equipo del pueblo. Les colchoneros ont le poitrail gonflé de cette expression, comme une alternative aux fastes du Real. Les autres la moquent, par mépris de classe ou parce qu’elle ne correspondrait plus à la réalité. Entraîneur hors de prix, stade flambant neuf en périphérie, investisseurs chinois et écusson redesigné… le club occupait un appartement dans son jus sur les bords de la rivière Manzanares, il a déménagé dans une villa de banlieue un peu tape-à-l’œil. L’Atléti, toujours popu ?

Populaire par opposition

« Populaire, on l’est par opposition au voisin, à ce monstre en termes de finances, d’histoire, de palmarès. » C’est par cet aveu que commence mon échange avec un employé du club haut placé. Autrement dit, populaire, l’Atlético le sera tant qu’il y aura un Real. On aurait pourtant tort de le réduire à cette opposition. Né de la volonté de quelques étudiants basques, en 1903, d’en faire une excroissance madrilène de l’Athletic Bilbao, il ne peut se résumer à son histoire de petit club malheureux qui lui vaut son surnom de pupas – à la fois poissard et bobos de gamin.

La preuve ? Les vitrines de l’Atlético sont loin d’être vides, contrairement à celles du Rayo Vallecano, autre icône madrilène populaire. Y sont exposés onze championnats, ce dont aucun club français ne peut se vanter, alors qu’il a face à lui, tous les ans, les mastodontes Real et Barça, et trois coupes de l’UEFA, trois de plus que la totalité du football hexagonal. Après trois finales malheureuses, il ne manque à l’Atlético que la Ligue des champions pour compléter sa glorieuse collection. Pour Miguel Martín Talavera, qui suit le club pour la radio SER, ce ne sont pas les titres récemment acquis qui pourront remettre en question cette image de club populaire : «...

Contenu réservé aux abonnés

84 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter

Vous aimerez aussi

L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo
L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo Abonnés

Daniel Riolo, Gilbert Brisbois et l'équipe de l'AFTER FOOT signent un sixième numéro exceptionnel de 150 pages pour comprendre la passion qui anime les supporters. Paris, Lyon, Marseille mais également Bordeaux, Nantes, Saint-Etienne... toutes les appartenances sont passées au crible.

Un ouvrage indispensable pour poser un diagnostic, comprendre les enjeux qui bousculent les tribunes françaises et répondre aux violences et polémiques qui ont agité la saison passée.
A lire aussi dans ce nouveau numéro l'interview exclusive de Bruno Génésio mais aussi des éditos, des témoignages et des articles de journalistes, consultants et économistes.

1 commentaire
Ça bouge sur Afterfoot.media
Ça bouge sur Afterfoot.media Abonnés

Sélection des meilleures contributions publiées depuis trois mois sur afterfoot.media, lien entre nous et vous et espace de débat. Parce que la rencontre et le débat, c’est ça, le sel de l’After. 

0 commentaire
Ultras d'accord !
Ultras d'accord ! Abonnés

Romain Mabille, Rachid Zeroual et Romain Gaudin sont tous trois les patrons de leur tribune, le CUP au Parc des princes, les South Winners au Vélodrome et la Brigade Loire à la Beaujoire. Au-delà des rivalités, les Ultras ont la même vision du foot, du club et de l’attachement identitaire qui le relie au supporter.

0 commentaire