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Bastia, simu noi è solu no* Abonnés
Bastia, simu noi è solu no*

*Nous et seulement nous

L’histoire du football insulaire et de son porte-drapeau, le SC Bastia, de retour en Ligue 2, est faite d’anecdotes, d’exploits et surtout de passion. Et comme dans un couple, il n’y a pas de passion sans excès.

Quand un pinzutu débarque en Corse pour ses vacances, il a deux choix possibles : soit coller un petit autocollant 2A ou 2B sur sa plaque d’immatriculation, soit arborer sur le pare-brise de sa voiture le fanion du SC Bastia ou de l’AC Ajaccio – sauf en Haute-Corse. Pourquoi ? Parce que la Corse fait peur. L’imaginaire collectif multiplie les préjugés sur le football insulaire.

Oui, en Corse, les dérives sont plus nombreuses qu’à Niort, Brest ou Valenciennes. Oui, les incidents y sont plus nombreux qu’à Rennes ou Reims. Et pourtant, le football corse, unique et si critiqué, ne plaît pas qu’aux Corses. Il fait tache dans le milieu professionnel de 2021, mais il lui apporte de l’authenticité. Pour la toucher du doigt, cette authenticité, il faut se rendre dans un club à l’identité très forte, qui fait couler un sang bleu dans les veines de ses supporters, le SC Bastia.

« Ici, c’est chez nous »

Emblème de l’identité corse, le Sporting puise une partie de sa popularité dans son épopée européenne de 1978. Le supporter bastiais, on le rencontre « dans toute la Corse, y compris à Ajaccio, alors que le contraire n’est pas vrai, explique Didier Rey, historien du football corse. Aujourd’hui, la Corse est une société inégalitaire, avec des tendances mafieuses très importantes. Un des rares points positifs, c’est le Sporting ».

Depuis des années, le SC Bastia cultive ce football vintage. En mai dernier, il décroche le titre de National dans un stade à huis clos. La remise du trophée a lieu sur le parking de Furiani. « Il n’y a qu’ici que tu vois ça, c’est une identité à part, se réjouit Julien Graziani, ex-membre de l’ancien groupe de supporters Bastia 1905. Tu as un esprit et une atmosphère, loin de la modernité, que...

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