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Des stades, des ambiances Abonnés
Des stades, des ambiances

Les supporters n’ont pas le même maillot mais, contrairement aux arbitres, ne partagent pas la même passion, qui varie d’une tribune à l’autre. Elle est indissociable de la culture du pays et de l’histoire du club.


Le mythique You’ll Never Walk Alone, entonné à Anfield ou à Celtic Park. Les papelitos de la Bombonera, à Buenos Aires. Les rugissements du Mur jaune de Dortmund. La folie furieuse du Marakana lors du derby Partizan-Étoile rouge à Belgrade. Mais aussi l’ambiance aseptisée de l’Emirates Stadium, l’inimitable kop hipster de Bauer pour les matchs du Red Star, les kermesses globalisées (et climatisées) que nous promet la prochaine Coupe du monde au Qatar… Le football se pratique à l’identique sur tout le globe, mais voyager d’un stade à un autre, c’est rencontrer une infinité d’atmosphères, de façons de vivre le sport roi. « Le football est la dernière représentation sacrée de notre temps, proclamait l’écrivain et cinéaste Pier Paolo Pasolini. C’est un rite dans le fond, même s’il est évasion. Tandis que d’autres représentations sacrées, y compris la messe, sont en déclin, le football est la seule qui nous reste. »

Continuons à filer la métaphore religieuse avec Pasolini. Affirmons qu’il existe autant de différences entre un match de Championship britannique, un clasico argentin et une rencontre de la J-League japonaise qu’entre une messe catholique, le prêche d’un imam et une cérémonie shinto.

La probabilité d’une île

Comment appréhender ces contrastes ? Instinctivement, le globe-trotter de la planète foot distingue une première différence, évidente : en termes d’ambiance, il y a les Britanniques et les autres. Non que les premiers soient meilleurs que les seconds, ou inversement. Mais la différence de climat saute aux yeux et aux oreilles. L’auteur de Génération supporter, le journaliste Philippe Broussard, trace la frontière : « Il existe un distinguo fondamental entre les pays marqués par le phénomène ultra, où le supportérisme est structuré en groupes associatifs, et la Grande-Bretagne, où les supporters n’ont pas adopté le mode d’organisation ultra. »

Loin de se limiter...

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