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Égalité : cela signifie quoi, concrètement ? Abonnés
Égalité : cela signifie quoi, concrètement ?

Tant qu’on parlait de l’égalité salariale homme-femme dans le foot dans des pays comme la Norvège, l’Australie, la Finlande ou la Nouvelle-Zélande, il y avait un côté quelque peu exotique. Toute décision prise dans ces pays ne pouvait pas être considérée comme notable. Mais quand le Brésil et l’Angleterre ont adopté cette égalité dans leur fédération, le sujet est devenu brûlant en France.

Tant qu’on parlait de l’égalité salariale homme-femme dans le foot dans des pays comme la Norvège, l’Australie, la Finlande ou la Nouvelle-Zélande, il y avait un côté quelque peu exotique. Toute décision prise dans ces pays ne pouvait pas être considérée comme notable. Mais quand le Brésil et l’Angleterre ont adopté cette égalité dans leur fédération, le sujet est devenu brûlant en France.

Que signifie-t-elle exactement ? D’abord que lesdites fédérations déconnectent les dépenses des recettes et pratiquent, à l’instar d’un gouvernement, une politique de redistribution. Les recettes sont en général plus élevées pour les hommes, que ce soit les droits TV, les revenus commerciaux et les prize money des grands tournois internationaux.

Mais pour étudier plus précisément la question, intéressons-nous aux USA. Par la voix de sa championne Megan Rapinoe, l’équipe nationale s’estime lésée malgré des résultats meilleurs que les hommes.

Elle l’a répété récemment devant le Congrès et à la Maison Blanche. Le juge Gary Klausner avait statué sur la question et conclu après enquête que les deux sélections avaient négocié des CBA (Collective bargaining agreement) avec leur fédération.

Sur la période 2015-2019, le rapport établit que les footballeuses ont touché plus d’argent que les footballeurs, que ce soit globalement ou en moyenne par match : 24 millions de $ pour les femmes (soit 220 747 $ par match) contre 18 millions pour les hommes (respectivement 212 639 $ par match). Pourtant, la sélection masculine génère plus de revenus (entre 2009 et 2019, 185,7 millions de $ pour les joueurs contre 101,3 millions de $ pour les joueuses).

Il était aussi noté dans le rapport que les femmes avaient préféré renoncer à des primes plus élevées en échange d’autres avantages, comme la rémunération de base plus élevée et la garantie d’un plus grand nombre de joueuses...

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