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« Être un supporter anglais, c’est être nationaliste, patriote et aimer la baston ! » Abonnés
« Être un supporter anglais, c’est être nationaliste, patriote et aimer la baston ! »

Ancien hooligan, John est supporter de West Ham et de l’équipe d’Angleterre. Il témoigne au micro de Julien Laurens.

« Je suis né en 1952. Quand j’étais petit, le foot c’était aller au stade avec mon père et mon frère, le jeu, les tacles, les odeurs, les gros mots, la foule, la passion, les applaudissements. Très vite, c’est devenu une quête identitaire. J’étais quelqu’un à travers mon club de foot, West Ham, et comment je le supportais. Dans la vie, je n’avais pas vraiment de direction, pas vraiment d’objectif clair, en tout cas. Je n’avais pas de job fixe, pas de petite copine, pas d’économies non plus. Je me laissais vivre, sans me soucier de l’image que je donnais, de qui j’étais ou de quel était mon but dans la vie. En revanche, en tant que supporter, là, tout avait de l’importance. Là, mon caractère ressortait. Je me devais d’avoir une personnalité, de mettre en avant mon identité, de quelqu’un qui vit pour son club de foot.

C’était pareil quand nous allions supporter l’Angleterre dans les années 1980 et 90. Il fallait être les meilleurs. Être anglais et être un supporter anglais, c’est être nationaliste, patriote, puissant. C’était notre identité. On n’était pas là pour montrer ce qu’il y a de bon dans la culture anglaise : regardez, nous sommes respectueux, nous aimons le thé et le cricket, nous avons une reine et nous avons inventé le football. Ce n’est pas comme cela qu’on voulait représenter notre pays. Nous devions montrer que nous étions les plus forts, les plus violents, les plus courageux, ceux qui chantaient le plus fort, les plus tatoués. On jurait, on se battait. On était comme en conquête. Partout où on allait, on était chez nous et on faisait ce qu’on voulait. Trop longtemps, parce qu’on ne gagnait rien sur le terrain, on sentait un air de supériorité chez nos adversaires, les Allemands, les Néerlandais,...

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