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L’Italie a remporté l’Euro 2020 et l’on ne parle plus de catenaccio mais de jeu, faisant l’éloge de cette équipe courageuse et portée vers l’avant. Mancini a-t-il fait sauter le verrou ? Il a en tout cas entamé une révolution.

Si l’Italie a enthousiasmé ses 60 millions de tifosi, et une bonne partie de l’Europe, c’est parce qu’elle a affiché un visage séduisant et une volonté de produire du jeu jusqu’au bout de la compétition. L’Espagne avait trouvé une parade pour empêcher l’Italie de s’exprimer pleinement en demi-finale, mais les Azzurri ont trouvé le trou de souris pour s’engouffrer, direction la finale de l’Euro. Une qualification difficile qui n’a en rien été un retour en arrière passager. Ce n’est pas que l’Italie ne voulait pas dominer son adversaire, c’est qu’elle ne le pouvait pas. Un accident de parcours dans un Euro maîtrisé, où la Squadra a cherché à imposer son style.

Ce match contre l’Espagne n’a même pas rappelé les grandes heures des défenses italiennes imperméables, qui ont fait sa réputation lors des grandes compétitions, en club comme en sélection. L’Italie a souffert et a défendu pendant la majeure partie du match, mais elle n’a pas « bien » défendu. Elle a concédé de très grosses occasions à des Espagnols beaucoup trop maladroits. L’Italie ne sait tout simplement plus subir comme avant. Le cœur, le courage et l’esprit de sacrifice sont toujours présents, la technique défensive un peu moins. Les traditions évoluent et l’Italie n’échappe pas à la règle. Dans ce pays où le 1-0 a longtemps été vu comme le résultat idéal, la culture défensive prenait tout son sens. Lors de cet Euro, on a vu les Azzurri continuer à attaquer et à dominer après avoir ouvert le score, là où ils auraient eu tendance à se replier et à jouer en contre il y a encore quelques années.

Est-ce l’attrait pour le jeu qui a engendré la disparition progressive de profils défensifs de niveau international ou est-ce au contraire l’absence générationnelle de grands défenseurs qui pousse les entraîneurs...

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