la revue
Super Ligue
La guerre mondiale du foot Abonnés
La guerre mondiale du foot

Clubs, fédérations, instances internationales, chacun avance ses pions, sécurise ses positions et tente de façonner le football comme il l’entend, mais les batailles se sont longtemps livrées à huis-clos. Jusqu’à ce dimanche soir 18 avril 2021 où la Superligue a révélé au public combien elles sont violentes.


Le petit monde du football est à l’aube d’une révolution majeure. Le jeu, et l’industrie qui s’agite autour, ne tournent plus rond. Oui, les audiences baissent. Oui, l’intérêt pour le spectacle décroît. Le foot fatigue, le nier serait stupide. Chacun tente d’apporter des solutions qui forcément empiètent sur les plates-bandes de l’autre. « Il faudrait éviter de parler de guerre quand on parle de football et quand le monde souffre d’une pandémie sans précédent », s’indignait Gianni Infantino en mai dernier, reprochant à Aleksander Ceferin ses envolées martiales. Et pourtant, la guerre est réelle, qui oppose principalement le premier au second, la FIFA à l’UEFA, chacun avec ses alliés, pour tenter de mettre la main sur l’ensemble du football.

Vous reprendrez bien un peu de football, non ? Un énième France-Finlande ou un petit Zénith-Malmö ? Les réponses de la FIFA et de l’UEFA à la crise ont ceci de commun qu’elles proposent plus de matchs, toujours plus de matchs. A l’origine de l’inflation, le besoin impératif qu’ont les présidents des instances de s’assurer le soutien des petites fédérations pour rester en place. Étrangère aux calculs politiques, la Superligue limitait certes l’accès à la fête, mais garantissait au moins des affiches de qualité.

La stratégie de l’UEFA repose sur l’inflation de la médiocrité. L’instance européenne a ainsi lancé deux compétitions de second rang : la Ligue des nations, qui remplace les matchs amicaux de préparation, mais rajoute in fine des dates au calendrier ; la Ligue Europa conférence, une C4 qui donne un goût de rêve européen à bas coût aux pays de l’Est et aux équipes moyennes d’Europe occidentale indignes de la C3. La prochaine refonte de la C1, avec le système suisse, doublera le nombre de confrontations à l’intérêt sportif très limité. Encore plus de Sheriff Tiraspol-Chakhtar Donetsk,...

Contenu réservé aux abonnés

89 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter

Vous aimerez aussi

L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo
L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo Abonnés

Daniel Riolo, Gilbert Brisbois et l'équipe de l'AFTER FOOT signent un sixième numéro exceptionnel de 150 pages pour comprendre la passion qui anime les supporters. Paris, Lyon, Marseille mais également Bordeaux, Nantes, Saint-Etienne... toutes les appartenances sont passées au crible.

Un ouvrage indispensable pour poser un diagnostic, comprendre les enjeux qui bousculent les tribunes françaises et répondre aux violences et polémiques qui ont agité la saison passée.
A lire aussi dans ce nouveau numéro l'interview exclusive de Bruno Génésio mais aussi des éditos, des témoignages et des articles de journalistes, consultants et économistes.

1 commentaire
Ça bouge sur Afterfoot.media
Ça bouge sur Afterfoot.media Abonnés

Sélection des meilleures contributions publiées depuis trois mois sur afterfoot.media, lien entre nous et vous et espace de débat. Parce que la rencontre et le débat, c’est ça, le sel de l’After. 

0 commentaire
Ultras d'accord !
Ultras d'accord ! Abonnés

Romain Mabille, Rachid Zeroual et Romain Gaudin sont tous trois les patrons de leur tribune, le CUP au Parc des princes, les South Winners au Vélodrome et la Brigade Loire à la Beaujoire. Au-delà des rivalités, les Ultras ont la même vision du foot, du club et de l’attachement identitaire qui le relie au supporter.

0 commentaire