la revue
Super Ligue
La Superligue, pain bénit des démagos Abonnés
La Superligue, pain bénit des démagos

L’annonce de la création d’une Superligue européenne a déclenché une tempête médiatique sur tout le continent. Parmi les premiers à réagir, le monde sportif, vite suivi par les politiques, au plus haut niveau. La Superligue est alors devenue une affaire d’État. À raison ?


Qui peut encore considérer le foot comme un simple sport ou un divertissement, au sens pascalien d’activité qui détourne de l’essentiel ? Personne. Avec la Superligue, on en a eu la confirmation. En France, Emmanuel Macron lui-même, président de la République, s’est opposé publiquement au projet, assurant que « l’État français appuiera(it) toutes les démarches de la LFP, de la FFF, de l’UEFA et de la FIFA pour protéger l’intégrité des compétitions fédérales, qu’elles soient nationales ou européennes ». Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a lui aussi protesté, à sa manière. Son ministre des Sports, Oliver Dowden, est allé dans le même sens, sans sous-estimer le sujet : « Nous n’hésiterons pas non plus à protéger l’une de nos plus grandes institutions nationales : le football. » Viktor Orbán a fait part de son mécontentement, rappelant que « la Hongrie est convaincue que la beauté et la splendeur de ce jeu, le plus populaire du monde, résultent du fait que ce sport appartient à tout le monde et ne peut être exproprié par les plus riches ».

De façon instructive, la Commission européenne, à travers la voix de son vice-président en charge des valeurs européennes, Margarítis Schinás, a rappelé que « les sports, y compris le football, sont des éléments du tissu social ». Rien moins. Mario Draghi, qu’on ne peut soupçonner d’être un ennemi des marchés, a semblé faire écho à ce propos quand il s’est engagé à « soutenir fermement la position des autorités des footballs italien et européen pour protéger les compétitions nationales, les valeurs méritocratiques et les fonctions sociales du sport ».

Emmanuel et Brigitte Macron à Clairefontaine-en-Yvelines, le 10 juin 2021, avant le coup d'envoi de l'Euro 2020
Emmanuel et Brigitte Macron à Clairefontaine-en-Yvelines, le 10 juin 2021, avant le coup d'envoi de l'Euro 2020

Le président du Conseil italien touche du doigt l’une des raisons qui font du football un...

Contenu réservé aux abonnés

77 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter

Vous aimerez aussi

L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo
L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo Abonnés

Daniel Riolo, Gilbert Brisbois et l'équipe de l'AFTER FOOT signent un sixième numéro exceptionnel de 150 pages pour comprendre la passion qui anime les supporters. Paris, Lyon, Marseille mais également Bordeaux, Nantes, Saint-Etienne... toutes les appartenances sont passées au crible.

Un ouvrage indispensable pour poser un diagnostic, comprendre les enjeux qui bousculent les tribunes françaises et répondre aux violences et polémiques qui ont agité la saison passée.
A lire aussi dans ce nouveau numéro l'interview exclusive de Bruno Génésio mais aussi des éditos, des témoignages et des articles de journalistes, consultants et économistes.

1 commentaire
Ça bouge sur Afterfoot.media
Ça bouge sur Afterfoot.media Abonnés

Sélection des meilleures contributions publiées depuis trois mois sur afterfoot.media, lien entre nous et vous et espace de débat. Parce que la rencontre et le débat, c’est ça, le sel de l’After. 

0 commentaire
Ultras d'accord !
Ultras d'accord ! Abonnés

Romain Mabille, Rachid Zeroual et Romain Gaudin sont tous trois les patrons de leur tribune, le CUP au Parc des princes, les South Winners au Vélodrome et la Brigade Loire à la Beaujoire. Au-delà des rivalités, les Ultras ont la même vision du foot, du club et de l’attachement identitaire qui le relie au supporter.

0 commentaire