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Euro 2020
Le bilan tactique de l'Euro Abonnés
Le bilan tactique de l'Euro

Remporté par l’équipe la plus complète et qui a montré le plus de maîtrise, l’Euro n’a tactiquement rien révolutionné. On peut néanmoins en retenir quelques tendances de fond.

Lors de la phase de groupes, certaines équipes, comme les Pays Bas, la Belgique, l’Allemagne ou l’Espagne, ont expérimenté un 2-3-5 très offensif lorsqu’elles avaient la possession du ballon. Le premier à l’avoir testé, avec un bloc équipe haut, c’est Pep Guardiola, le maître en la matière. L’idée est d’occuper toute la largeur du terrain, les deux latéraux venant s’aligner sur les trois joueurs offensifs. Espaces et demi-espaces sont occupés, pour proposer un maximum de solutions au porteur du ballon. Les deux défenseurs centraux sont les seuls à ne pas monter, pour assurer la couverture et l’équilibre de l’équipe.

2-3-5, tactiquement, il faut oser. Terminé le temps où l’on rabâchait que « si un latéral monte, l’autre reste à sa place ». À noter d’ailleurs que les équipes modernes utilisent désormais deux systèmes, différents selon les phases de jeu. Avec et sans ballon, elles évoluent différemment.

Prenons un exemple, le match Allemagne Portugal. Les Allemands ont commencé la rencontre en 3-4-3, mais ont attaqué en 2-3-5. Ils ont fait très mal aux Portugais. Les montées de Gosens, qui était au même niveau que Gnabri, ont déstabilisé Semedo. Le latéral lusitanien s’est retrouvé à devoir gérer en permanence des 2 contre 1. Déjà qu’avec un seul adversaire, il est en difficulté, alors avec deux…

Ce système a aussi l’avantage de proposer beaucoup de densité dans la surface de réparation et d’offrir plus de solutions aux centreurs, notamment aux latéraux. Ces derniers ont joué un rôle très important dans l’animation offensive de leur équipe. Une tendance parmi d’autres : certains pistons, comme Spinazzola, Torgan Hazard ou Maelhe ont évolué en faux pied, rentrant, centrant, et ce plutôt efficacement. Hazard ou Maehle ont même marqué en rentrant sur leur pied fort, le Belge contre le Portugal, le Danois contre la Russie.

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