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Le come-back des fachos Abonnés
Le come-back des fachos

Depuis quelques années, une dizaine de bandes de hooligans d’extrême droite hantent de nouveau les tribunes. À l’extérieur, ils multiplient les agressions, organisent des fights ultraviolents et des actions coup de poing. En 2020, le média en ligne StreetPress avait mené l’enquête. En 2022, on refait le point.


Début mai 2022. On joue la onzième minute de Lorient-Reims au stade du Moustoir quand un drapeau est accroché sur les grilles du parcage visiteur. Il y reste quarante minutes. Une banderole tricolore ornée d’une croix celtique, symbole de l’extrême droite nationaliste, affichée par les hooligans néonazis des MesOs Reims. On l’a aperçu dans les manifestations d’extrême droite, du GUD (Groupe Union Défense) notamment, un mouvement d’étudiants nationalistes, mais il n’avait pas été exhibé en tribune depuis plus d’une dizaine d’années. Un signe du retour des néonazis dans les stades ? Ce n’est pas le seul. Le 6 mars dernier, cent vingt hooligans d’extrême droite se sont tapés dessus, pour le plaisir, dans une zone industrielle de Reims. En septembre 2021, lors d’un match Lens-Lille marqué par des incidents, StreetPress et Mediapart ont noté en tribune la présence de plusieurs skinheads et de hools lillois. 

Après la mort, en 2010, du supporter parisien Yann Lorence, les adeptes du bras tendus ont pour la plupart été exclus des enceintes. Mais ces dernières années, ils reviennent. Des groupes comme les Zouaves Paris participent activement à des événements politiques, à l’image du meeting d’Éric Zemmour à Villepinte, fin 2021, et ne se rendent jamais au stade. D’autres, comme les Strasbourg Offender, les MesOs Reims ou les Brizak Nancy, sévissent en tribune, au milieu des supporters actifs. Parfois, ils entretiennent des liens entre eux. On en retrouve à Lyon, Toulouse, Rennes, Nice, Tours, Rouen, Lille, Lens, Besançon ou Dijon. En tout une dizaine de groupes, qui gravitent autour des clubs de Ligue 1, donc, mais aussi de seconde division ou amateurs. Il n’est pas vraiment question de sport : « Aujourd’hui, les places fortes du hooliganisme suivent l’ultradroite classique, il ne faut pas se leurrer », commente une source policière. En mars 2018, la...

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