Le soft power, ça marche vraiment ?

En France, l’image du Qatar n’est pas bonne, moins encore depuis qu’ont été rappelés ses liens avec les talibans afghans. La séduction par le football prônée par Doha est-elle en train d’échouer ? Rien n’est moins sûr.


En décembre 2010, l’annonce de l’attribution du mondial 2022 au Qatar a résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel de la planète foot. À l’époque, qui connaissait cet État lilliputien du golfe Persique, à peine plus grand que la Corse, dont la population ne dépasse pas les 300 000 âmes ? Et surtout que savait-on de ses ambitions sportives, qui n’ont semble-t-il aucune limite ? C’est le cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, père de Tamim, l’émir actuel, qui est à l’origine du « miracle qatarien ». Arrivé au pouvoir après un coup d’État en 1995, il n’a alors qu’une obsession : faire connaître le Qatar dans le monde entier. Et ça marche. Pour un pays qui n’a aucune tradition sportive, obtenir l’organisation d’une Coupe du monde de football est...

Christian Chesnot
Christian Chesnot

Christian Chesnot est grand reporter à la rédaction internationale de Radio France. Ses deux derniers livres : Qatar papers et Nos très chers émirs sont publiés chez Michel Lafon.

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