OUIIIIII MICHEL !

Parler foot avec Michel Platini ! Nous en rêvions depuis la création de l’After, en 2006. Mais avait-on vraiment essayé de le rencontrer ? Pas tout à fait. C’est un peu comme si on n’avait jamais osé déranger «la légende ». Il était temps de devenir adulte. C’est pour la revue que notre joueur préféré a accepté de nous recevoir, chez lui, au Bistrot de Nino, sur le port de Cassis. Souriant, chaleureux, plus chambreur encore que Jérôme Rothen, il nous a immédiatement invités à le tutoyer. À l’aise, on a entamé le déjeuner et la conversation…


LE GRAND ENTRETIEN


AFTER FOOT : Dans l’After, on combat souvent le poncif « dans le foot on ne retient que les vainqueurs » ? Tu es d’accord avec nous ?

Michel Platini : Dans l’immédiat, oui, on retient les vainqueurs. Mais dans l’histoire, non. Ce sont ceux qui ont donné des émotions qui restent dans l’histoire, pas ceux qui ont gagné. Cette phrase est bonne pour les journalistes d’aujourd’hui, qui ne jurent que par les statistiques. Quand tu ne sais pas parler d’autre chose, tu parles statistiques.


AF : Pour toi, les stats ne servent à rien ?

Michel Platini : J’en ai lu une hier : le PSG est l’équipe de Ligue 1 qui court le moins, et pourtant ils sont premiers du championnat. Donc, à quoi servent les stats ? Ce n’est pas parce que tu cours...

Daniel RIOLO
Daniel RIOLO

Journaliste et animateur historique de l'After Foot, il est surtout connu pour rester zen face aux insultes sur Twitter.

Gilbert BRISBOIS
Gilbert BRISBOIS

Animateur vedette de l'After Foot, il essaye toujours de rester calme et objectif pour peu qu'on ne parle pas du RC Strasbourg.

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