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RMC, c'est vraiment là que ça se passe Abonnés
RMC, c'est vraiment là que ça se passe

C’est au moment où les images devenaient omniprésentes que pour parler de sport, RMC a fait le pari de s’en passer. Risqué mais payant.


Le sport n’est pas un programme à la radio », m’a-t-on rétorqué dans mon ancienne maison, RTL. Depuis, je n’ai de cesse de prouver l’inverse. C’est pour cette raison que je tape dans la main d’Alain Weill lorsqu’il m’explique qu’il souhaite faire de RMC une antenne de sport à mi-temps. L’entretien dure moins de quinze minutes. Le challenge est trop excitant pour ne pas saisir l’occasion, même si la station, moribonde et dernière de la classe, est alors qualifiée de « France Soir de la radio » – comprenez impossible à relancer.

« Comment quelqu’un comme toi, avec ta trajectoire à RTL, peut-il partir là-bas ? » Les bonnes âmes ont raison. Les six premiers mois, en 2001, ne sont que pure folie. Une litanie de défis impossibles à relever. Sans moyen, je dois improviser en moins d’une semaine la couverture de Roland-Garros, deux heures d’antenne quotidiennes, imaginer en une nuit le premier Tour de France du nouveau RMC, à dix jours du départ – comment produire trois heures de live chaque après-midi, sans équipe, armé d’un vieux 4x4 aux pneus lisses et d’une moto qui n’émet plus rien ? Avec des idées, un carnet d’adresses de gens bienveillants, beaucoup de système D et une foi inébranlable, qui nous permet de survivre à l’été 2001, fondateur, et de vivre notre première rentrée à l’automne.

La foi en quoi, au fond ? En un concept qu’Alain est allé dénicher aux États-Unis, à New York plus précisément, où WFan est la station la plus rentable du pays. Son format tient en trois mots : info, talk, sport. L’ADN de RMC nouvelle manière. Un concept, un patron qui tient le cap, sait motiver une équipe de jeunes talents déterminés, et c’est parti !

L’image plutôt que les images

Débute l’une des plus belles success...

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