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L'After de l'élégance : la coupe des coupes Abonnés
L'After de l'élégance : la coupe des coupes

Le footballeur aime soulever des coupes… et peaufiner la sienne, révélatrice de sa personnalité et de son rapport au football. Tiré par les cheveux ? Vous allez voir que non.


Je n’en mène pas large, ce soir de mars 2011. Je suis invité au micro d’After Foot pour défendre cette théorie singulière selon laquelle on peut deviner le style de jeu et la mentalité d’un footballeur à l’aune de… sa coupe de cheveux. Je vais jusqu’à prétendre qu’elle le positionne dans ce microcosme social qu’est un vestiaire et qu’elle influence les choix de l’entraîneur. J’y crois ferme. Mais j’ai le trac.

À l’époque, David Beckham ne m’a pas encore raconté à quel point ses excentricités capillaires ont agacé Alex Ferguson, et participé de leur brouille, ni Zlatan Ibrahimovic que son chignon fait de lui un samouraï, paré pour la baston ou Didier Deschamps que son relooking (poids-costume-cheveux) a aussi été guidé par « cette nécessité » d’adopter les codes qui parlent à la génération des joueurs qu’il dirige.

Pas grave, j’ai une jurisprudence en béton : Daniel Passarella. Au milieu des années 1990, le sélectionneur de l’équipe d’Argentine a affirmé qu’« un joueur aux cheveux longs les remet en place près de cent fois par match et perd donc de sa concentration ». Et décrété que seuls les joueurs passés chez le coiffeur pourraient prétendre au maillot de l’Albiceleste. Diego Maradona a râlé : « Et si un joueur a l’habitude de se toucher les couilles, on les lui coupe, aussi ? » Gabriel Batistuta a cédé. Claudio Caniggia, un génie, entre deux cures de désintox, et Fernando Redondo, un régal, ont dit merde. Ces deux beatniks auraient pourtant été fort utiles à un sélectionneur dont le mandat (1994-1998) fut un échec.

Gilbert (Brisbois) décide alors de pimenter les débats : « Nan mais, en vrai, on ne s’en fout pas un peu de leur coupe de cheveux ? Ce n’est pas ça qui fait réussir une passe ou marquer...

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