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Le Mourinhisme n'est pas mort

Les succès précoces d'Abel Ferreira et Rúben Amorim redonnent vie aux préceptes prônés par leur mentor, José Mourinho, qui, lui, entame sa résurrection. Le mourinhisme n'est pas ce que vous croyez.


Ils sont la nouvelle vague. L'incarnation d'une génération naissante d'entraîneurs portugais. À respectivement 37 et 43 ans, Rúben Amorim et Abel Ferreira collectionnent les trophées. À peine passé de l'équipe B à l'équipe A de Braga, le premier a soulevé avec elle la Coupe de la Ligue en 2020. Une demi-douzaine de matchs plus tard, alors qu'il n'a pas encore en poche le diplôme UEFA Pro pour entraîner une équipe de l'élite, il est débauché par le Sporting Portugal, contre 10 millions d'euros – ce qui en fait le troisième entraîneur le plus cher de l'histoire. Et il assume : en 2021, il ajoute à son palmarès une nouvelle Coupe de la Ligue, une Supercoupe du Portugal et, par-dessus tout, le titre de campeão du Portugal, que les Lions espéraient depuis dix-neuf ans. Dans le même temps, le second, Abel Ferreira, entre lui aussi dans l'histoire, celle du Palmeiras. En octobre 2020, le club brésilien paye 600 000 euros au PAOK Salonique pour se l'offrir. En moins de deux ans, il remporte deux Copas Libertadores, une Copa do Brasil, une Recopa sul-americana. « Abel est le plus grand entraîneur que le Palmeiras ait jamais eu », dit de lui la légende du Verdão, le surnom de l'équipe paulista, « Felipão » Solari. Rúben et Abel sont unis par leur jeune âge, un palmarès déjà bien garni, mais surtout une aspiration et une inspiration communes.

Chacun sa route

Novembre 2017. Rúben Amorim vient de raccrocher les crampons. Il veut devenir entraîneur. Dans un entretien à Expresso, l'ancien joueur du Belenenses, du Benfica ou de Braga confie : « Pour moi, la référence, c'est Mourinho, parce que je vois le foot comme lui : il analyse bien les adversaires et compose son équipe pas seulement en appliquant un modèle de jeu déterminé, mais en...

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Nicolas Vilas
Nicolas Vilas

Spécialiste du football portugais, il s'intéresse quand même aux grands championnats. Sans doute le seul homme sur la planète à apprécier autant le style de Rui Costa que celui d'Eder.

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