laRevue
#MeToo, Too much ? Abonnés
#MeToo, Too much ?

Après la diffusion du documentaire de Marie Portolano et Guillaume Priou, Je ne suis pas une Salope, Je suis une Journaliste, une lame de fond s’est abattue sur le monde du journalisme sportif. Pour le meilleur ?


En laissant la parole à des femmes victimes de sexisme dans les rédactions sport, mais jouant parfois trop l’ambiguïté de l’extra-sportif, Je ne suis pas une Salope, Je suis une Journaliste a donné le coup d’envoi d’une chasse aux relous, aux dragueurs insistants, aux frotteurs, aux palpeurs de nichons, aux souleveurs de jupe, aux harceleurs, aux violents, aux sales types, aux dénigreurs, aux mecs cassants, aux violeurs… Un mélange explosif et dans l’air du temps de fautes, de torts et de culpabilités.

J’étais convaincue. Après MeToo, le documentaire de Marie Portolano et Guillaume Priou, diffusé le 21 mars dernier sur Canal+, était une initiative nécessaire et courageuse. Il s’inscrivait dans un contexte de libération de la parole des femmes, rares dans ce milieu d’hommes. Les enquêtes internes se multipliaient, les services des sports se restructuraient, les plateaux télé se déchaînaient, des cellules psychologiques s’ouvraient, les hommes rasaient les murs, les femmes osaient enfin dénoncer leurs tyrans. Bref, une course contre la montre et contre la bite pour basculer dans un nouveau système, fait de rapports cordiaux et normalisés.

J’ai toujours pensé, mais peut-être plus tard que certains autres, que ce mouvement était crucial et bénéfique. Qu’il a planté les fondations d’un monde plus sain, le fameux monde d’après.

C’était mieux avant ?

Marianne Marko
Marianne Marko

Des années plus tôt, au siècle dernier, dans l’indifférence générale, Marianne Mako avait essuyé les plâtres, dans Téléfoot. Entourée de journalistes sportifs misogynes et hautains, cette pionnière avait accepté que sa chronique s’appelle Crampons Aiguilles. Elle n’avait pas eu le choix. Il fallait contextualiser sa présence, la justifier. Prévenir les réticences des plus récalcitrants – soyez indulgents, ce n’est pas qu’une histoire de crampons, on a mis une lichette de talons et de porte-jarretelles pour exciter Monsieur Trucmuche, mais quand on rentrera dans le vif du...

Contenu réservé aux abonnés

85 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter

Vous aimerez aussi

L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo
L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo Abonnés

Daniel Riolo, Gilbert Brisbois et l'équipe de l'AFTER FOOT signent un sixième numéro exceptionnel de 150 pages pour comprendre la passion qui anime les supporters. Paris, Lyon, Marseille mais également Bordeaux, Nantes, Saint-Etienne... toutes les appartenances sont passées au crible.

Un ouvrage indispensable pour poser un diagnostic, comprendre les enjeux qui bousculent les tribunes françaises et répondre aux violences et polémiques qui ont agité la saison passée.
A lire aussi dans ce nouveau numéro l'interview exclusive de Bruno Génésio mais aussi des éditos, des témoignages et des articles de journalistes, consultants et économistes.

1 commentaire
Ça bouge sur Afterfoot.media
Ça bouge sur Afterfoot.media Abonnés

Sélection des meilleures contributions publiées depuis trois mois sur afterfoot.media, lien entre nous et vous et espace de débat. Parce que la rencontre et le débat, c’est ça, le sel de l’After. 

0 commentaire
Ultras d'accord !
Ultras d'accord ! Abonnés

Romain Mabille, Rachid Zeroual et Romain Gaudin sont tous trois les patrons de leur tribune, le CUP au Parc des princes, les South Winners au Vélodrome et la Brigade Loire à la Beaujoire. Au-delà des rivalités, les Ultras ont la même vision du foot, du club et de l’attachement identitaire qui le relie au supporter.

0 commentaire