la revue
Clubs français
Quand le logo ne sert plus que l’image Abonnés
Quand le logo ne sert plus que l’image

Le 27 mai dernier, le FC Metz dévoilait son nouveau logo. Depuis 2018, c’est la 8e équipe de Ligue 1 à en changer, preuve qu’il est devenu un enjeu stratégique pour le développement de « l’entreprise club ». Au profit des nouveaux consommateurs ou au détriment des supporters ?

Pour cause de pandémie, les fans de football ont dû se résoudre à voir le football à la télévision, dans des stades vides. Avec la finale de la Ligue des champions, puis lors de l’Euro 2020, nous avons constaté à quel point le public influe sur la qualité du spectacle proposé. Par les chants, les huées ou les encouragements, le public présent dans un stade est bien un acteur du jeu. Ne parle-t-on pas de douzième homme, comme à Bollaert ou à Geoffroy-Guichard ? C’est bien là une des spécificités du modèle économique du football, qui oblige les propriétaires à composer avec les supporters, surtout localement. Dans un football aux enjeux financiers toujours plus importants, ils n’ont pas le pouvoir de décision, mais ils ont, a minima, un pouvoir d’influence, qui s’exerce le plus souvent sur des dossiers marketing, comme l’évolution des maillots ou du logo.

Parce que le merchandising représente jusqu’à 10 à 15 % du budget des clubs, parce qu’il en est de même pour les contrats des équipementiers, proposer chaque année de nouveaux designs du maillot est désormais la norme. À titre d’exemple, pour passer la barre du million de maillots vendus par saison, les équipes marketing du PSG et de Nike travaillent différentes variations des couleurs historiques et identitaires du club, permettant à la fois de satisfaire les fans locaux et de séduire de nouveaux clients.

Face aux sommes engagées par les diffuseurs et les sponsors pour régler les salaires, une saison réussie ne se limite plus aux résultats sportifs. Elle doit intégrer des indicateurs commerciaux ou marketing. Pour développer les recettes extra-sportives, il convient d’étirer ce que l’on appelle la « zone de chalandise », passer d’un potentiel local à régional, national voire international. Sur ce principe, l’investissement de 14 millions d’euros par an de...

Contenu réservé aux abonnés

77 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter

Vous aimerez aussi

L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo
L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo Abonnés

Daniel Riolo, Gilbert Brisbois et l'équipe de l'AFTER FOOT signent un sixième numéro exceptionnel de 150 pages pour comprendre la passion qui anime les supporters. Paris, Lyon, Marseille mais également Bordeaux, Nantes, Saint-Etienne... toutes les appartenances sont passées au crible.

Un ouvrage indispensable pour poser un diagnostic, comprendre les enjeux qui bousculent les tribunes françaises et répondre aux violences et polémiques qui ont agité la saison passée.
A lire aussi dans ce nouveau numéro l'interview exclusive de Bruno Génésio mais aussi des éditos, des témoignages et des articles de journalistes, consultants et économistes.

1 commentaire
Ça bouge sur Afterfoot.media
Ça bouge sur Afterfoot.media Abonnés

Sélection des meilleures contributions publiées depuis trois mois sur afterfoot.media, lien entre nous et vous et espace de débat. Parce que la rencontre et le débat, c’est ça, le sel de l’After. 

0 commentaire
Ultras d'accord !
Ultras d'accord ! Abonnés

Romain Mabille, Rachid Zeroual et Romain Gaudin sont tous trois les patrons de leur tribune, le CUP au Parc des princes, les South Winners au Vélodrome et la Brigade Loire à la Beaujoire. Au-delà des rivalités, les Ultras ont la même vision du foot, du club et de l’attachement identitaire qui le relie au supporter.

0 commentaire