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Ultras, des emblèmes au multiples visages Abonnés
Ultras, des emblèmes au multiples visages

Comme le montrait le film éponyme diffusé sur Netflix en mars  2020, tous les ultras ont un emblème qui les distingue et fonde leur identité.


Stade Vélodrome, 28 août 2021, 20 h 56, 4e journée de Ligue 1. Au rythme de Jump, Marseillais et Stéphanois pénètrent sur la pelouse. Dans le virage Sud, on s’affaire. Le bas de la tribune est rapidement noyé dans le brouillard des fumigènes du commando Ultra 84. Plus haut, les South Winners arborent leur emblème, un bouledogue à casquette rouge, et déploient un tifo sur fond orange, leur couleur.

C’est une tradition. À chaque match, les associations ultras affichent leurs emblèmes sur des bâches, animaux (chien, fauve, canard…), têtes de mort et de pirate, personnages de fiction… En France, ils sont légion. Ainsi de la tête de mort de la Populaire Sud, à Nice, ou des Magic Fans de Saint-Étienne, du bouledogue susmentionné des South Winners à Marseille, du lion chez les Bad Gones à Lyon.

« Les emblèmes permettent d’identifier le collectif et de transmettre une image de force », analyse Sébastien Louis, historien et auteur d’Ultras : les autres protagonistes du football. Une explication que reprend à son compte Élie, ancien membre du collectif Ultras Paris, créé en 2016, dont le logo est un visage aux traits combatifs, bob camouflage sur la tête et écharpe du PSG sur la bouche : « Le nom du groupe, le lettrage, l’emblème et la mentalité des adhérents sont corrélés. Rien n’est choisi au hasard. » Sociologue à l’École Centrale de Lyon, Nicolas Hourcade souligne son caractère capital : « Le blason constitue un marqueur identitaire puissant. Mais un groupe peut posséder plusieurs logos. Il peut aussi y avoir une évolution au fil des générations. » Rachid Zeroual, vice-président des South Winners, le plus gros groupe de France, avec 7 800 adhérents, dont 7 200 abonnés, relativise : « Notre emblème est un bouledogue, que j’avais repéré sur un sweat de mon...

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