Les vérités que le monde du foot doit entendre

Claude Puel : « Ce qui m’intéresse, c’est ce qui est durable » Abonnés
Publié le 30 août 2022
Claude Puel : « Ce qui m’intéresse, c’est ce qui est durable »
Il fait souvent la gueule sur les bancs de touche ou en conférence de presse. On ne dirait pas mais Claude Puel est un épicurien. D’un genre particulier. De ceux qui souffrent en silence. Interview.

Propos recueillis par Thibaud Leplat

After Foot : Votre père était talonneur de Rugby. Mais à l’heure de vous y mettre à votre tour, votre mère a préféré que vous fassiez du football de peur que vous preniez de mauvais coups.

Claude Puel : J’allais voir le Castres Olympique tous les dimanches, pas l’Etoile Sportive Castraise, le club de foot de la ville. On vivait dans un pays de rugby mais ma mère était un peu réticente à ce que je fasse du rugby à cause de l’engagement physique. Quand tu étais talonneur à l’époque, tu tenais les deux piliers sans pouvoir te défendre. (rires). Et mon père revenait très marqué. Je me rappelle quelques réflexions de ma mère. Ça l’énervait.

A.F : Curieusement, en espoirs, lors d’un match France-Galles de football — pas de rugby— il vous arrive quelque chose qui aurait pu vous arriver au rugby.

C.P : J’étais au bataillon de Joinville et j’avais 19-20 ans. On joue contre le Pays de Galles à Rouen, je tacle, je suis par terre, le ballon ne devait pas être loin de ma tête, et le gars est arrivé et m’a repris de volée en pleine tête… Je n’ai pas perdu connaissance, j’étais à genoux et par réflexe j’ai mis mes mains sur le visage. J’ai senti mes dents tomber. Je saignais abondamment mais je ne sentais pas encore la douleur. Je suis sorti et me suis retrouvé tout seul dans le vestiaire, face à la glace. J’étais défiguré. J’avais le nez sous l’œil, les lèvres qui avaient explosé, 5 ou 6 dents en moins. Petit à petit la douleur est arrivée et là ça a été très difficile. J’avais mal aux dents, c’était terrible. J’ai ensuite passé 2 ou 3 heures de trajets pour revenir sur Paris...

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