Les vérités que le monde du foot doit entendre

De battre nos cœurs ne se sont pas arrêtés Abonnés
Publié le 2 juillet 2021
De battre nos cœurs ne se sont pas arrêtés

Le malaise d'Eriksen semblait avoir fait passer le foot au second plan. C'était oublier qu'il est aussi le symbole de la vie et de ses aléas. Et des émotions contrastées qui vont avec.

L’image m’interpelle devant mon écran. En arrière-plan, un joueur est tombé, comme assommé. Il s’agit de Christian Eriksen, le numéro 10 danois. En quelques secondes, tout s’enchaîne. Les choses vont vite, très vite. Nous retenons notre souffle. Nous craignons le pire. Mais Simon Kjær et l’équipe médicale vont tacler la grande faucheuse grâce à une réaction des plus rapide. Christian Eriksen respire et nous avec. Entouré de ses coéquipiers et caché derrière de grands draps blancs, le joueur de 29 ans quitte le stade sous quelques applaudissements, mais surtout sous la stupeur du peuple danois figé par ce qu’il est en train de vivre. Les minutes s’écoulent. Le match le plus long de la vie de Christian Eriksen vient de commencer.

Et puis les nouvelles arrivent, après 90 minutes. Le joueur est éveillé, il parle. Certains diront que les dieux du foot étaient avec lui, d’autres qu’il a eu de la chance, d’autres encore que les médecins ont fait un miracle. Peu importe. Il est vivant. Des cas comme celui-ci, il y en a tous les jours dans le monde. Mais celui-là a eu lieu devant les caméras. Caméras qui vont continuer de suivre le match. Ce jour-là ou le jour d’après. Contre toute attente et à ma (notre) grande surprise, les Danois décident de reprendre le match. Pure folie ? Non, pure pulsion de vie. Christian Eriksen demande à ses coéquipiers de reprendre le jeu. Sans doute parce qu’arrêter le match reviendrait à reconnaître une défaite face à ce qui est inéluctable. Face à cette mort qui peut nous surprendre n’importe quand.

D’ailleurs, écrire ces lignes, ou les lire en sachant de quoi il retourne, est probablement un exercice et une expérience cathartique. Ainsi soit-il. Également très secoués, les Finlandais acceptent de terminer ce qui a été commencé. Et...

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