Les vérités que le monde du foot doit entendre

Et si on charbonnait pour décarboner le football ? Abonnés
Publié le 31 juillet 2021
Et si on charbonnait pour décarboner le football ?

La crise structurelle que traverse le football a été mise en lumière cette année par la polémique autour de la Superligue Européenne. Cet épisode cristallise de nombreux débats de notre temps. Il serait temps d'y ajouter l'empreinte carbone du foot.

Les récents débats font sortir le football du terrain : déracinement des propriétaires, mérite sportif ou encore nécessité de retrouver un football « populaire » ancré localement. Si on en profitait pour dépolluer le football ?

Le football, en tant qu’objet social révélateur des tendances et représentations collectives, incarne un tournant économique et industriel contemporain ; sur ses valeurs économiques, culturelles ou politiques.

Le sujet est notamment développé en filigrane par Guillaume B dans son article « L’argent plus que tout ». Le football serait passé d’une période de capitalisme « solide » (économie "territorialisée" : le patron d’une entreprise habitait la ville, était ancré dans la vie de celle-ci, était influent auprès des Collectivités. L’entreprise fixait des salariés, façonnait leur quotidien ; avait un regard, sinon un intérêt, sur la production de logements et l’aménagement territorial etc.) à un capitalisme dit « liquide» (économie délocalisée, aveugle, désolidarisée de ses salariés et de sa base, qui ne se soucie plus du territoire et de ses acteurs. L’entreprise cherche à se libérer du salariat et des syndicats attachés au code du travail – le cas des Girondins de Bordeaux dont le parallèle avec la forme de contre-pouvoir incarnée par les associations de supporters paraît évident). Je me permets d’emprunter ces théories au philosophe Thierry Paquot et au sociologue Zygmunt Bauman.

A l’instar de la société donc, le football traverse une crise. Nous sommes aux prémices de réflexions qui risquent in fine de déboucher sur un nouveau modèle économique. Tout temps de crise peut être perçu comme une occasion de questionner un modèle dépassé et ainsi voir émerger un changement de paradigme.

En France, la crise économique du football, à la suite du fiasco Mediapro et des nouvelles réticences de Canal+, conduit la LFP à réfléchir à des championnats professionnels à 18 clubs pour resserrer l’élite vers le haut et ainsi...

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