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PSG : « Je n’aime plus mon équipe » Abonnés
Publié le 9 novembre 2021
PSG : « Je n’aime plus mon équipe »

Arnaud L. abonné à la revue After Foot, l'admet aujourd'hui : il n’aime plus son équipe. Une réflexion qui s'est insinuée lentement dans son esprit, guidée par la froideur de la lucidité.

Ces derniers temps, tous mes après-matchs se ressemblent. L’arbitre siffle, j’éteins la télé ou je quitte le stade et je me lance dans une grande introspection. Suis-je devenu un sale gosse pourri-gâté ? Ai-je poussé l’indécence jusqu’à m’écœurer avec du caviar ? Ai-je même déjà oublié qu’avant de passer à l’esturgeon, mon club m’avait plutôt servi des œufs de truite premier prix ? Ou alors, est-ce mon amour pour ce dernier qui me rend plus exigeant à son égard ? A force de les ressasser, je crois bien avoir une idée des réponses à ces questions, mais elles m’importent finalement assez peu. Elles ne changeraient rien à ce constat implacable. Voilà, il est temps pour moi de l’admettre : je n’aime plus mon équipe.

N’importe quel supporter parisien pourrait le confirmer : le PSG est la voie la plus sûre vers les méandres de la folie. « Mesdames messieurs, Porte de Saint-Cloud ! Prochain arrêt, Saint-Anne ! » Autrement, comment expliquer pareil désamour l’année où Messi, Neymar, M’Bappé, Di Maria et consorts foulent conjointement la pelouse du Parc ? Comment est-il même raisonnablement possible d’éprouver plus d’affection pour un duo Hoarau-Luyindula que pour un sextuple Ballon d’or et une star brésilienne ?

Le plus triste dans cette histoire, c’est que ma réflexion n’émane même pas d’un brusque accès de colère, imputable à un énième dribble raté du Ney ou aux sempiternelles blessures de Verratti. Au contraire, elle s’est insinuée lentement dans mon esprit, guidée par la froideur de la lucidité. Elle est le fruit d’une accumulation de facteurs dont les origines remontent à plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et dont la récurrence a fini par rendre l’équipe que j’aime parfaitement détestable. Le PSG de Pochettino (comme le fut également celui de Tuchel sur la fin) ne dégage rien d’aimable. A vrai dire, il ne dégage rien du tout. Il n’attire aucune sympathie...

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