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Sicile, un calcio dans le brouillard Abonnés
Publié le 23 mars 2022
Sicile, un calcio dans le brouillard
Alors que Palerme s’apprête à accueillir un match international capital en vue d’une participation de la Squadra Azzura à la Coupe du Monde au Qatar, le quotidien du football sicilien est depuis plusieurs années bien plus terne. Voyage dans l’épais brouillard du calcio insulaire.

Mercredi 2 Février 2022. Quelques heures seulement après l’annonce du décès de Maurizio Zamparini, la petite centaine d’Ultras Palermitains massés dans la Curva Nord du Stade Renzo Barbera lui rend hommage en banderole. Le regretté du jour est le président qui a donné les lettres de noblesse aux rosaneri pendant quinze ans. Sur le terrain aussi s’étalent les regrets. Tout sauf un hasard, le calendrier réunit deux des plus célèbres clubs siciliens pour un match quelconque de Serie C, l’équivalent du national français : Palerme-Messine. La quatrième région la plus peuplée d’Italie, récemment première en taux de licenciés rapporté à la population (Article Le Temps 18 Août 2017), n’est plus représentée dans l’élite depuis 2017 et la relégation de Palerme. De la capitale sicilienne à Catane, en passant par Messine et Trapani, c’est l’histoire d’un football tourmenté qui se joue dans le quasi huis clos des divisions inférieures.

Palerme rose coton

N’en déplaise aux rivaux régionaux, le football sicilien est avant tout teinté de rose. Qui n’a jamais croisé ces montages où les tiffosi palermitains couchent les joueurs du club qui auraient pu évoluer dans la même équipe ? Dybala, Cavani, Pastore, Emerson Palmieri, Barzagli, Amauri, Sirigu, incomplète la liste donne le tournis ! Parmi les autres grands noms, Renzo Barbera fût le président d’une équipe emmenée deux fois en finale de Coupe d’Italie (1974 et 1978), Roberto Biffi le joueur le plus capé (321 matchs entre 1988 et 1999) et Fabrizio Miccoli son meilleur buteur (81 buts en six saisons). Mais c’est surtout à partir de 2002 et l’arrivée de Maurizio Zamparini, le président coupeur de têtes (célèbre pour avoir changé 40 fois d’entraîneur durant son passage), que Palerme s’est fait une place dans le football transalpin. Dès ses retrouvailles avec l’élite en 2004, après 32 ans d’absence, l’équipe...

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