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Canal +/ Ligue 1 : Divorce consommé Abonnés
Canal +/ Ligue 1 : Divorce consommé

Partenaire historique du football français, la chaîne cryptée n’a pas respecté son rang ces dernières années et délaissé, voire critiqué la Ligue 1 et ses dirigeants. Jusqu’à les abandonner au profit d’autres acteurs, pour faire baisser les prix et gagner plus ? Un jeu dangereux.


Je veux les voir à genoux dans une mare de sang » : voilà ce que Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire, via Vivendi et Lagardère, du groupe Canal+, aurait déclaré à l’automne 2020 à propos des dirigeants du foot français, alors que Mediapro venait de renoncer à son contrat de droits TV, que la chaîne Téléfoot allait fermer et les clubs se retrouver exsangues, plombés par l’accumulation des déboires économiques.

La phrase a été démentie depuis, mais de nombreux acteurs, interrogés en coulisses, le confirment : Bolloré déteste bel et bien la LFP et ses membres. Rancunier, il souhaiterait se venger de l’outrage fait en 2018 à Canal, partenaire historique, lorsque la Ligue lui a préféré Mediapro. Depuis, par l’intermédiaire de Maxime Saada, le patron de la chaîne, il se serait démené pour faire capoter le succès du groupe espagnol en France, en refusant des accords de diffusion et en s’opposant au sauvetage de la Ligue après le Covid et la crise sanitaire. Selon Jaume Roures, le président de Mediapro, si sa chaîne a échoué, c’est en partie « à cause de Canal+ », qui aurait œuvré seule contre les autres et l’intérêt collectif.

Canal n’a pas tout fait pour aider la Ligue 1 en 2020

4 avril 1998, Michel Denisot, Président du PSG, célebre la victoire de son équipe contre les Girondins de Bordeaux en finale de coupe de la Ligue.
4 avril 1998, Michel Denisot, Président du PSG, célebre la victoire de son équipe contre les Girondins de Bordeaux en finale de coupe de la Ligue.

En février 2021, alors que Téléfoot fermait boutique et que la Ligue organisait un nouvel appel d’offres, Canal a refusé d’y participer, accompagné dans cette stratégie par beIN Sports. La chaîne a exigé à l’époque de récupérer l’intégralité des sommes engagées pour un montant dérisoire, 32 millions d’euros. Alors que les clubs alertaient sur le risque de probables dépôts de bilan, de pertes incompressibles, d’une détérioration durable de leur...

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