laRevue
Clubs français
Culture foot, le paradoxe français Abonnés
Culture foot, le paradoxe français

Avec son titre olympique, ses deux Euros et ses deux Coupes du monde, les Bleus comptent parmi les grandes sélections nationales. Pourtant, les clubs français n’ont à leur actif qu’une Ligue des champions (l’OM, en 1993) et une Coupe des coupes (le PSG, en 1996). C’est le paradoxe du football tricolore : il est populaire, mais n’est pas, comme chez nos voisins, un élément de l’identité du pays.

Dès le lendemain de la Grande Guerre, le football est considéré comme le sport de ballon le plus populaire en France. Mais il n’a pas le statut de « sport national », qui définit une partie de la culture française. Il est un produit d’importation, dont le vocabulaire est à peine traduit, à l’image des mots corner et penalty. Il souffre de la concurrence du rugby et du cyclisme. Et dès le début, l’organisation est difficile. Plus tard que celles d’Italie (1898) ou d’Allemagne (1900), la Fédération française de football (FFF) n’est créée qu’en 1919. Avant, plus de trois organismes se disputent le contrôle de la discipline. C’est la création de la Coupe de France, lors de la saison 1917-1918, qui popularise le jeu, autour de la mémoire du dirigeant catholique Charles Simon, mort pour la patrie. Tous les clubs, petits et grands, sont admis et les matchs se jouent par élimination directe. La victoire de clubs amateurs contre des équipes professionnelles flatte les idéaux d’égalité et de méritocratie de la IIIe République. La finale est vite appelée la « fête nationale » du football français et est honorée, à partir de 1927, par la présence du président de la République – cette année-là Gaston Doumergue. Cette tradition non écrite perdure encore aujourd’hui.

La lente ascension du football français

L’essor de la Coupe de France favorise l’émergence des premiers grands clubs français, comme le Red Star, l’Olympique de Marseille ou le FC Sète, mais l’équipe nationale, elle, ne brille pas. La France joue pourtant un rôle fondamental dans la structuration du football international : la FIFA naît à Paris en 1904, Jules Rimet en est le président de 1921 à 1954 et il contribue de manière décisive à la création de la Coupe du monde avec Henri Delaunay, le secrétaire...

Contenu réservé aux abonnés

85 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter

Vous aimerez aussi

L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo
L'édito de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo Abonnés

Daniel Riolo, Gilbert Brisbois et l'équipe de l'AFTER FOOT signent un sixième numéro exceptionnel de 150 pages pour comprendre la passion qui anime les supporters. Paris, Lyon, Marseille mais également Bordeaux, Nantes, Saint-Etienne... toutes les appartenances sont passées au crible.

Un ouvrage indispensable pour poser un diagnostic, comprendre les enjeux qui bousculent les tribunes françaises et répondre aux violences et polémiques qui ont agité la saison passée.
A lire aussi dans ce nouveau numéro l'interview exclusive de Bruno Génésio mais aussi des éditos, des témoignages et des articles de journalistes, consultants et économistes.

1 commentaire
Ça bouge sur Afterfoot.media
Ça bouge sur Afterfoot.media Abonnés

Sélection des meilleures contributions publiées depuis trois mois sur afterfoot.media, lien entre nous et vous et espace de débat. Parce que la rencontre et le débat, c’est ça, le sel de l’After. 

0 commentaire
Ultras d'accord !
Ultras d'accord ! Abonnés

Romain Mabille, Rachid Zeroual et Romain Gaudin sont tous trois les patrons de leur tribune, le CUP au Parc des princes, les South Winners au Vélodrome et la Brigade Loire à la Beaujoire. Au-delà des rivalités, les Ultras ont la même vision du foot, du club et de l’attachement identitaire qui le relie au supporter.

0 commentaire