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Infantino, l'architecte du chaos Abonnés
Infantino, l'architecte du chaos

Gianni Infantino, président de la FIFA, veut réformer le football mondial et en faire un produit de (sur)consommation. Pour cela, il cherche à influencer les acteurs qui comptent dans ce monde où le foot attise toutes les convoitises. À titre plus personnel, il veut marquer le football de son empreinte.


Les règlements sont à la FIFA, le foot est à l’UEFA. » Cet adage entendu sur les bords du lac de Genève où siège la confédération européenne résume la fracture entre les deux plus puissantes instances du football mondial. À travers l’International Football Association Board (IFAB)(1), la FIFA dicte les règles du jeu. Elle en est l’architecte. Si un jour il est décidé de supprimer le hors-jeu ou qu’un tir de 30 mètres vaut « deux points », ce sera du seul fait de la FIFA. Les six confédérations régionales (2) et leurs associations devront soit baisser la tête, soit engager un bras de fer douloureux. Et l’unique perdant en sera le football.

Nous n’en sommes pas là. Mais le projet d’une Coupe du monde bisannuelle, celui d’une Coupe du monde des clubs à 32 équipes, comme les soupçons de connivence avec les clubs sécessionnistes de la Superligue qui pèsent sur Gianni Infantino, sont un signal d’alarme : le football est au bord de l’implosion.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Pour le comprendre, il faut convoquer l’histoire et expliquer comment la FIFA influence ses ouailles. Il faut aussi donner du sens aux volontés de son président actuel. Le pouvoir ou l’argent (il perçoit une rémunération d’environ 3 millions de francs suisses bruts par an, soit 2 790 000 €), quelles sont les vraies motivations de Gianni Infantino ? Pourquoi veut-il tout changer ?

Plus diffuser pour mieux régner

La FIFA ressemble à une reine désolée. Sa couronne ne luit que tous les quatre ans, grâce à « sa » Coupe du monde. C’est son joyau le plus beau, dont l’éclat irradie la planète. « La Poule aux œufs d’or », se délectait Sepp Blatter, président de l’instance zurichoise entre 1998 et 2015. Mais, passé le tournoi, le monarque helvétique...

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