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La culture de la lose Abonnés
Le 21 août 2023
Fiscalité, motivation, expérience, prétention : à chaque fiasco européen, les mêmes excuses. Et si les raisons étaient à chercher ailleurs que dans le football ? Et si c’était la culture française qu’il fallait changer ?
La culture de la lose

Trop d’impôts, de taxes, pas assez d’ambition, trop de prétention, impréparation, manque d’expérience... on pourrait allonger la liste. Nous ne cessons de nous trouver des excuses. Ce serait pour toutes ces raisons que les clubs français sont si mauvais en coupe d’Europe, avec une seule Ligue des champions, celle de Marseille en 1993, et une seule Coupe des coupes, du Paris Saint-Germain en 1996. Dès lors, rien n’est remis en question.

Bien sûr, l’impôt est trop lourd et l’argent trop rare. Mais allez dire ça aux Portugais ou aux Néerlandais, qui, avec des budgets bien moindres, ont un palmarès bien plus étoffé. Manque d’expérience, alors ? Pour un pays qui a créé la FIFA et l’UEFA et dont un club, Reims, a été finaliste de la première édition de la Coupe d’Europe des clubs champions, en 1956, c’est dingue. Impréparation ? Étonnant, alors que nous nous targuons d’avoir les meilleurs préparateurs physiques et la crème de la crème en matière de recherche fondamentale en sciences physique et sportive.

Alors, c’est quoi, le problème ? Comment pouvons-nous être aussi mauvais ? Revenons aux évidences. Celle-ci précisément : l’esprit français. C’est la voix de la culture que je veux livrer ici, une doctrine anthropologique qui considère qu’elle pèse de manière primordiale sur la formation des individus et de la société. La lose est-elle une spécialité française ?

Pour tenter de répondre à cette question, je me suis plongé dans le livre de l’Américain Francis Fukuyama, Trust : The Social Virtues and the Creation of Prosperity, en français La Confiance et la puissance – notez que, bien qu’il ait été traduit en 1997, sa version française est introuvable. Je me suis donc chargé de la traduction à partir de l’œuvre originale. Dans cet ouvrage de 1995, ce professeur de sciences politiques à l’université...

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