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L'exception Bayern Abonnés
L'exception Bayern

Pour l’instant, la tradition tient le coup. Les fans et la majorité des acteurs de la Bundesliga restent attachés à la règle. Néanmoins, cette tradition associative souffre d’une contestation qui ne peut être négligée. Surtout quand elle vient du plus grand club du pays.

Pour l’instant, la tradition tient le coup. Les fans et la majorité des acteurs de la Bundesliga restent attachés à la règle. Néanmoins, cette tradition associative souffre d’une contestation qui ne peut être négligée. Surtout quand elle vient du plus grand club du pays. Ainsi, quand Rummenigge en personne glisse dans le camp des réformistes, ça fait du bruit. On connaît l’argument : le 50 + 1 empêche les clubs d’être attractifs pour les investisseurs étrangers. Séduire en Asie, aux USA, partir à la conquête des nouveaux marchés, c’est aussi faire grandir le club. Réaliser des gros transferts aussi. Le Bayern est l’un des rares cadors européens à ne pas aller au-dessus des 50 millions (Lucas Hernandez fait exception). En 2018, le boss du Bayern agacé avait lâché : « Le foot est devenu un spectacle émotionnel et populiste. Je suis préoccupé par notre compétitivité. »

Rummenigge dans le camp de Dietmar Hoop, le président d’Hoffenheim, honni des fans allemands pour régulièrement contourner la règle, ça fait désordre.

Malgré une règle qui semble pour certains restrictive, le Bayern résiste et reste un club phare en Europe. C’est plus délicat pour d’autres. Schalke 04 est un club historique et très populaire mais malgré un budget conséquent, il coule et aurait besoin de capitaux frais. On a le droit de penser que la mauvaise gestion du club n’est pas due à la règle du 50 + 1, mais en attendant, forcément c’est une opportunité pour les réformistes. La solution serait-elle de s’ouvrir à des capitaux étrangers ? Comment l’association gérera la situation pour éviter la faillite ?

Une nouvelle fois, le débat va s’animer. Pour l’instant, la majorité est solide. La valeur populaire du foot allemand est toujours mise en avant et sa protection érigée en symbole.

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