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Le rêve de pureté du Beitar

Autoproclamé « club le plus raciste du pays » par une frange de ses ultras, le Beitar Jérusalem est aussi le plus populaire d’Israël. Depuis dix ans, les propriétaires successifs se battent pour le rendre plus fréquentable, mais pour ses supporters, les résultats sont moins importants que l’identité du club.

Le 2 juin dernier, Erwin Koeman a été nommé entraîneur du Beitar Jérusalem. Le frère de l’entraîneur du FC Barcelone devient le treizième coach à s’asseoir sur son banc depuis la saison 2012-2013. Dans le même temps, le Beitar a connu trois propriétaires, Arcadi Gaydamak, Eli Tabib et Moshe Hogeg. Cette instabilité s’explique par l’intransigeance et les excès des membres de La Familia, un groupe ultra installé dans la tribune Est du Teddy Stadium de Jérusalem.



Gaëtan Varenne, qui compte quelques apparitions en Ligue 1 avec le SC Bastia, a passé deux saisons au club. Selon lui, « au niveau de la ferveur, le Beitar Jérusalem, c’est l’équivalent de l’Olympique de Marseille. Quand tout va bien, l’ambiance est exceptionnelle ». Il se souvient notamment « du premier entraînement de la saison ouvert au public. Des milliers de supporters étaient présents. Au bout de 15-20 minutes, la séance s’est arrêtée et les supporters ont envahi le terrain pour nous porter sur leurs épaules. Ils ont allumé des fumigènes, ça chantait, ça hurlait. C’était leur manière de nous dire bonne chance pour la saison. Leur soutien est total. Ils défendent les couleurs du Beitar, ce qui, pour eux, signifie défendre le club juif. Ce sentiment d’appartenance est primordial ».

Basé dans la ville sainte des trois religions monothéistes, le Beitar Jérusalem est le seul club du championnat israélien à n’avoir jamais fait signer un joueur arabe. Les membres de La Familia ont longtemps eu pour usage d’accompagner le coup d’envoi des matchs à domicile par un chant provocateur, qu’on pourrait traduire par « Nous voilà, l’équipe la plus raciste du pays ». Pour ces supporters, qui font et défont la carrière des entraîneurs et même des joueurs du club, on ne transige pas avec ses valeurs – avec leurs valeurs.

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Jimmy Braun
Jimmy Braun

Quand j’appelais l’After en 2006 en sortant du Parc des Princes, je ne m’imaginais pas 15 ans plus tard discuter foot au quotidien avec Gilbert et Daniel. À RMC depuis 2016, dans la rédaction, en régie ou en studio, je parle ballon à longueur de journée. Je suis ce que Gilbert appelle « un enfant de l’After ».

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