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Aux nouveaux riches, le foot préfère la tradition Abonnés
Aux nouveaux riches, le foot préfère la tradition

Derrière la volonté affichée de la FIFA de réunir les habitants du monde de Melbourne à Reykjavik en passant par Pékin, il y a celle de vendre le foot à la planète entière. La bande à Infantino vise d’abord des parts de marché.


Que le foot soit le sport le plus pratiqué, on est d’accord. Le plus regardé, aussi, ce qui suffit à en faire le plus populaire au monde. Malgré ça, le foot est une sorte de propriété privée. Les décisions se prennent en Europe, en Suisse plus précisément. C’est le centre névralgique. C’est sur le Vieux Continent également que se joue la plus grande compétition de clubs et qu’évoluent les meilleurs joueurs. Comme en Europe, le foot n’est une « affaire sérieuse » qu’en Amérique du Sud et en Afrique. Ça donne une drôle de couleur au terme d’universalité.

La FIFA veut évangéliser le monde, mais n’y parvient pas vraiment. Première étape, la conquête de nouveaux marchés, première tentative, les États-Unis. L’arrivée rocambolesque de Pelé à New York, dans les années 1970, devait être suivie de l’organisation de la Coupe du monde 1986, mais l’Amérique n’était pas prête. Le Mondial s’est finalement échoué au Mexique. On a bien joué un Mondial aux USA, en 1994, mais vingt-sept ans plus tard, le foot n’y est toujours pas une « affaire sérieuse ».

Il bouleverse la vie des gens sur trois continents, pas ailleurs. Au mieux, et c’est déjà beaucoup, ailleurs, on vend le produit – l’Asie est devenue un marché stratégique il y a des années. On y crée des spectateurs, mais on ne va pas au-delà. La Coupe du monde conjointe du Japon et de la Corée du Sud, en 2002, a donné l’occasion aux deux sélections hôtes de briller (même si la Corée du Sud a été bien aidée par un arbitrage à la maison), mais qu’en reste-t-il ? Pas grand-chose. Après l’émergence d’une poignée de joueurs de haut niveau, les sélections ont reculé dans la hiérarchie mondiale.

Ce conservatisme s’accompagne d’un vrai mépris de l’autre. Le Mondial Japon-Corée a...

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Daniel RIOLO
Daniel RIOLO

Journaliste et animateur historique de l'After Foot, il est surtout connu pour rester zen face aux insultes sur Twitter.

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