Chine et foot : de pire empire

En 2015, en attirant des stars dans son championnat, la Chine devenait l’un des nouveaux acteurs forts du football. Depuis, la Grande Muraille du ballon rond se fissure, au point que ses principaux clubs sont menacés de disparition.


En 2017-2018, la Chinese Super League était considérée comme un championnat attractif et de qualité. Mais ensuite, les choses ont changé. On a demandé aux clubs d’aligner plus de jeunes joueurs sur le terrain. Certains n’étaient pas assez bons pour jouer, mais il fallait les faire participer aux matchs – même quelques minutes – parce que la ligue l’impose. »(1) Le constat de Fabio ­Cannavaro, qui a démissionné de son poste d’entraîneur du Guangzhou FC en septembre dernier, illustre bien la situation du football chinois. Alors que la Chine voulait devenir la nouvelle superpuissance du ballon rond, à coups de millions de yuans, elle fait aujourd’hui machine arrière. La folie dépensière des clubs, frappés de plein fouet par la crise économique...

Kévin Veyssière
Kévin Veyssière

Spécialiste de la géopolitique du sport, j’ai fondé en 2019 le média FC Geopolitics, qui compte aujourd’hui plus de 40 000 abonnés, et écrit le livre Football Club Geopolitics. Régulièrement invité dans L’After pour parler de Gilles Veissiere avec Jérôme Rothen.

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