Menu

Les vérités que le monde du foot doit entendre

France-Belgique ou le triple ban(c) du remplaçant Gratuit
Publié le 21 juin 2021
France-Belgique ou le triple ban(c) du remplaçant

Quand les dieux du football ont décidé du sort de la rencontre, nul ne peut s'y opposer. Le facteur X sonne toujours trois fois.

[RENDEZ-VOUS] Chaque lundi, l'After vous invite à inscrire dans les commentaires une affiche dont vous revez. La finale la plus plébiscitée vous sera ensuite racontée par notre chroniqueur la semaine suivante et ainsi de suite. Cette semaine : France-Belgique (proposé par RedSwan).


Il est 20 heures 55 lorsque les deux équipes pénètrent sur la pelouse pour la revanche de la demi-finale 2018. Il fait 23 degrés à Wembley où il tombe une légère bruine sur De Bruyne et ses coéquipiers. C'est un temps idéal pour jouer au football, c'est pourquoi Deschamps a laissé Sissoko et Zouma sur le banc. Au micro de la RTBF, Thierry Henry vient de glisser qu'il s'était « toujours senti un peu belge dans l'âme ». Dans la tribune présidentielle, Emmanuel Macron donne de la voix pour encourager l'équipe qui a entre ses pieds sa dernière chance d'être réélu. Le président belge du conseil européen, Charles Michel, invite quant à lui sa femme à aller s'asseoir sur les marches avec Ursula von der Leyen.

Face à face, les deux meilleures équipes du tournoi et les deux meilleurs buteurs, Lukaku et Benzema, cinq buts chacun. Devant leur poste, les Belges et les Français retiennent leur souffle, les joueurs, eux, chantent avec le leur. La Dèche implore son animal préféré et Thibaut Courtois invoque les dieux de la possession. En voulant monter le son de sa télécommande, Ousmane Dembélé se blesse gravement et se casse deux phalanges. L'arbitre siffle le début des hostilités.

Le début de match est à l'avantage des Belges. Eden et son frère Thorgan dominent la bataille du milieu et se montrent dangereux, confirmant ainsi qu'il ne faut jamais rien laisser aux Hazard. A la 19e minute, bien qu'il vît Witsel seul dans l'axe, De Bruyne choisit de décaler Carrasco sur le côté. L'ancien monégasque accélère et essaye de la mettre à Mertens dans la surface. Le centre est un peu haut mais Dries se dresse et parvient à effleurer la balle qui flirte avec la transversale de Lloris. A la 27e, Eden Hazard dribble Griezmann puis Pogba, il efface même Kanté d'un double contact et décoche une frappe surpuissante à l'entrée de la surface qui vient s'écraser sur le poteau. Le banc belge se lève, Lukaku applaudit et Zidane, fou de rage devant sa télé, met un coup de boule à son rottweiler.

Les Diables Rouges, en surnombre au milieu, continuent à poser d'énormes problèmes aux Français qui ne savent pas comment résoudre ce belge hic. La situation s'aggrave pour les Bleus à la 41e lorsque N'golo Kanté est victime d'une déchirure derrière la cuisse droite. Deschamps est inquiet et il a raison. La sortie de N'Golo permet à la situation de se dé-Kanté. De Bruyne transperce l'axe et sert Lukaku en profondeur. A la lutte avec Kimpembe, le Belge plus puissant résiste devance le défenseur du PSG, résiste à sa charge, et fusille Lloris à bout portant, confirmant pour la postérité que Romelo aime juillet.

Malgré une A la mi-temps, Deschamps remobilise ses troupes et envoie Coman et Giroud à l'échauffement. Mais malgré un bloc un peu plus haut, les attaques des Bleus restent timides et assez inoffensives. A la 60e, Roberto Martínez fait rentrer d'un coup Doku et Tielemans pour apporter un peu de fraîcheur dans l'entrejeu et c'est de nouveau la Belgique qui se montre plus entreprenante. Les Diables Rouges se procurent même deux grosses occasions sur un coup-franc de De Bruyne et une tête de Vertonghen. L'entrée de Coman à la 75e ne suffit pas à rendre les Bleus vraiment incisifs et cinq minutes plus tard c'est même Carrasco qui inscrit le 2e but belge en contre, celui du KO, sur un superbe service d'Eden Hazard.

Le match semble plié mais c'est compter sans Olivier Giroud, qui, entré à la 82e, s'offre un triplé contre le cours du jeu. La France exulte, Macron hurle « parce que c'était notre projeeeeeeet !!!!! », La Dèche envoie à sa femme par texto : « double ration de croquettes pour minette ». Kimmich déclare que les Allemands avaient la meilleure équipe, et Mbappé assure qu'il n'a « jamais douté », Thierry Henry confie que « la France reste (s)on équipe de cœur. » Eden Hazard, hilare, discute longtemps avec les joueurs français sur la pelouse et, très content de son match, explique qu'il aimerait bien un jour « jouer dans un très grand club, pourquoi pas au Real ? ».

Quant à Thibaut Courtois, seul dans les vestiaires, il soulève la coupe de la possession qu'il a confectionnée lui-même avant la rencontre et se coud sur le maillot « 59% » juste au-dessus de l'écusson de la Belgique.

Certaines défaites valent des victoires.

commentaireCommenter